SCENE XVI
M'ne DEINERÉE , M. DESPREUILS, LE CHEVALIER, M^^ RARAS , LE RRUN.
LE BRUN
J'espère, monsieur, que vous serez plus content de votre nouveau médecin , et que si vous avez été fâché contre M. le Chevalier pour vous avoir donné Tautre...
Moi, j'ai été fâché contre le Chevalier?
]M"i« DENERÉE.
Oui , mon oncle ; puisque vous avez mis dans voire testament que vous me déshériteriez , si jamais je voulais Tépouser.
M. DESPREUILS.
J'ai fait mon testament?
M"i« BABAS.
Oui , monsieur.
M. DESPREUILS.
Et j'y ai mis celte clause?
JM™e DENERÉE.
Oui, mon oncle.
M. DESPREUILS.
Eh hien , je vais l'annuler par un hon contrat bien en forme, où je ne vous donnerai tout mon bien qu'à condilion que vous l'épouserez sans difK'rcr.
M™« DENERÉE.
Ah î mon oncle î
M. DESPREUILS.
Je n'ai jamais eu d'autre iuientlon.
Monsieur, toute la vie...
M. DESPREUILS.
Ne parlons point de remercîments. Ijaissez-moi aller mhabiller j car je veux sortir, et passer chez mon notaire.
LE BRUN
Monsieur, nous avons fait un marché , madame Babas et moi.
M. DESPREUILS.
Qu'est-ce que c'est?
LE BRUN
Qu'elle mcpouserait , si je vous guérissais.
M. DESPREUILS.
J'entends : c'est encore un autre contrat j je m'en charge. Un vieux garçon n'a rien de mieux à faire que de marier tout ce qui l'entoure.