‹ Proverbes dramatiques de Théodore LeclercqChapitre 142 sur 382 · SCÈNE XIll · texte numérisé non relu

SCÈNE XIll

Bouvard). Il va encore recommencer! Aidez-nous donc un peu, madame Bouvard, car nous n'en sortirons pas.

MADAME BOLTARD. Ce poFlrait-là , monseigneur, ne peut plus être de mise aujourd'hui; vous n'étiez pas archevêque alors.

l'archevêque. Non; mais j'étais un jeune abbé bien fringant, bien joli. (Il soupire.) Ah! cela avait aussi son mérite.

MADAME DE BERTHENAis. Eh bien ! mou oucle, je vous trouve mieux à présent que vous n'êtes sur le portrait que j'ai.

M. LOVEL. Si c'est la peinture que j'ai vue chez vous, madame, il n'y a pas de doute.

MADAME boijTard. Quaud monseigneur se donne la peine d'officier lui-même, ce n'est qu'un cri dans la cathédrale. C'est seulement dommage que Son Éminence soit obligée d'être à jeun, comme de juste, parce que ça la rend un peu pâle; il ne lui manque que cela.

MADAME DE BERTHENAis. Et si mou oncle avait de plus beaux ornements, ce serait bien autre chose encore !

l'archevêque. Que voulez-vous donc que j'aie de plus beau, petite mondaine?

iiADAME DE BERTHENAIS. Je VOUS le dirai plus tard, cher

oncle J'attends des marchands qui vont venir vous

tenter.

l' ARCHEVÊQUE (souriaut). Ils ne me tenteront pas.

MADAME DE BERTHENAIS. Nous vcrrons. D'abord je veux, pour votre portrait, tout ce qu'un archevêque peut avoir do plus beau.

MADAME BOUVARD. Madame, monseigneur sera-t-il jusqu'en bas?

MADAME DE BERTHENAIS. Oui, oui, en pied.

l'archevêque. Vous êtes folle, petite.

MADAME DE BERTHENAIS. Je ne veux rien perdre de mon grand-oncle.

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