‹ Proverbes dramatiques de Théodore LeclercqChapitre 302 sur 382 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

MONSIEUR LUDGER, madame ludger, ensuite HUGUET.

(Madame Ludger entre nonchalamment, et après avoir avancé un fauteuil près de la cheminée, elle s'assied, arrange son châle, croise les bras et regarde le feu. — M. Ludger fait quelques tours dans le salon en ayant l'air de remettre les meubles en place; il regarde ses ongles, chante entre ses dents; puis.

SCÈiNE III. 369

avec tous les signes d'uue humeur concentrée, il s'approche d'une bougie, prend une brochure dont il coupe les feuillets, et finit par s'asseoir près d'une table en posant sa tète entre ses deux mains comme une personne qui lit avec une grande attention. Jladame Ludger sonne; son mari la regarde un instant et se remet à lire.) HUGUET. Madame a sonné?

MADAME LUDGER. Mettez du bois.

(Hugaet sort.)

M. LUDGER. Est-ce qu'il n'y a pas assez de feu?

MADAME LUDGER. Non.

M. LUDGER. Je trouve qu'on étouffe ici.

MADAME LUDGER. Moi, je gèle. (Huguet apporte du bois et arrange le feu.) Vous passerez le petit paravent, et vous direz en bas qu'on ne laisse monter personne.

HUGUET. Oui, madame.

M. LUDGER. A moins que ce ne soit pour moi, Huguet.

HUGUET, Oui, monsieur.

MADAME LUDGER. Alors VOUS fcrez du feu dans ma chambre.

HUGUET. Oui, madame.

M. LUDGER. Non, uon, Huguet ; faites-en plutôt dans mon cabinet.

HUGUET. Oui, monsieur.

(Il sort.)

M. LUDGER (à demi-voix, avec un geste d'impatience). C'est

insoutenable !

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