SCÈNE X
MADAME LUDGER, MONSIEUR DOTTl.
M. DOTTl. A-l-nn fiui? a-t-on encore un chàle, un mouchoir, des gants à chercher? Me voila.
MADAME LUDGER. Monsieur nolii,j'ai réfléchi aux observalions que Vous m'avez laites ; elles m'ont paru si justes, si raisonnables, que j'ai bien envie de vous laisser aller seul.
M. DOTTl. Comment donc! commeiil dune ! Qu'est-ce que c'est que ce nouveau caprice? Moi qui vous asais apporté un bouquet.
(Il lui présente des Heurs (ju'il avait tenues cachées.)
MADAME LUDGER (prenant le bouquet). Il est charmant, je vous en remercie de tout mon cœur; mais risquer de donner de l'humeur à monsieur Ludger pour quelques heures de musique...
.M. DOTTL Puisque je veux bien vous servir de caution.
MADAME LUDGER. J'aime mieux ne pas en avoir besoin.
M. DOTTl. Il ne faudrait rien vous dire. Avec votre rigorisme, vous portez lout à l'extrême. Je sors de chez un de mes amis à qui j';ii parlé de vous depuis bien longtemps; il va aller ce soir au Théâtre-Italien rien que pnur vous voir.
MADAME LUDGER. Que voulez-vous? il up m'y verra pas.
M. DOTTl. C'est désolant!
MADAME LUDGER. Ce qui serait pire que cela, ce serait d'avoir reçu d'aussi .sages conseils que ceux que vous m'avez donnés, sans on tenir aucun compte.