‹ Proverbes dramatiques de Théodore LeclercqChapitre 60 sur 382 · MADAME D'YVARI, MONSIEUR DUFLOS · texte numérisé non relu

MADAME D'YVARI, MONSIEUR DUFLOS

MADAME d'yvari. Que s'est-il donc passé entre vous et Emma! Elle est venue me retrouver avec une figure toute singulière; et, sur la première question que je lui ai faite, elle s'est mise à rire comme une petite folle, sans que j'aie pu en tirer un seul mot. Je finirai par croire qu'il n'y a rien dans cette tête-là. Étes-vous au moins convenus de quelque chose ensemble?

68 l'orpheline.

M. DUFLOS. De rien.

MADAME d'yvari. De rieiî î mais que pcnse-l-ulle qu'elle deviendra si le colonel se refuse à tout arrangemenl?

M. DUFLOS. Elle vivra tranquille.

MADAME d'yvari. Chez moi?

M. DUFLOS. Apparemment.

MADAME d'yvari. C'cst fort commode. Monsieur Dullos, il faut absolument mettre les fers au feu auprès de monsieur Sinclair. Do quoi s'agit-il? de plus ou moins d'intérêts pour cette somme de quarante mille francs; car voilà tout. Elle aura toujours de quoi vivre tranquille. Pensez donc que je ne puis pas me vouer à traîner continuellement une jeune personne avec moi ; je n'étais pas destinée à cela, puisque le ciel ne m'a pas donné d'enfant; surtout une indolente qui ne s'émeut de rien, qui ne sera bonne à rien. Et puis , elle voudra se marier ; elles veulent toutes se marier. Vous en a-t-elle parlé ?

M. DLFLOS. Peu.

MADAME d'yvari. Vous voycz bicii ; elle y songe déjà. Ah! juste ciel ! dans quel embarras me suis-je fourrée!

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