ACTE I, SCÈNE XVII
MADEMOISELLE MODESTE. Je le crois bien , madame. Mais Rousseau, qui est hardi comme un page aujourd'hui, ne m'a pas laissée répondre, et je suis sure qu'il va ennuyer monsieur tout le temps qu'ils seront ensemble. Certainement j'aurais fait l'éloge de mademoiselle aussi bien que Rousseau pourra le faire; mais je n'aurais pu m'empêcher d'ajouter quelques mots sur la bonté de madame.
MADAME d'yvari. Sail-il que nous sommes-ici, monsieur Duflos et moi ?
MADEMOISELLE MODESTE. Oui, madame. 11 a vu les chevaux de madame et le cabriolet de monsieur Duflos, et il a eu la politesse de demander à qui ils appartenaient; je me suis permis alors de lui répondre que c'étaient les chevaux de madame la baronne d'Yvari et le cabriolet de monsieur Duflos, le plus habile notaire du déparlement. 11 a daigné sourire.
MADAME d'yvari. C'est au mieux , mademoiselle Modeste.
MADEMOISELLE MODESTE. Madame veut-elle que je monte chez mademoiselle?
MADAME d'yvari. Oui, oui. Dilcs-lui de descendre au salon tout de suite.
(Mademoiselle Modeste sort.)