‹ Proverbes dramatiques de Théodore LeclercqChapitre 65 sur 382 · SCÈNE XIX · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX

MADAME D'YVARI, MONSIEUR DUFLOS, EMMA, le colonel SINCLAIR.

ROUSSEAU (annonçant). Monsieur le colonel Sinclair. (Il sort. — Le colonel salue madame d'Yvari, ensuite Emma en la regardant avec curiosité, puis M. Duflos. — L'n moment de silence.)

LE COLONEL. Aux lettres pleines de sensibilité que j'ai reçues de madame d'Yvari, je ne puis douter que je n'aie l'honneur de la saluer. Dans une circonstance douloureuse pour moi et pour tous les amis de mon oncle, elle n'aura pas voulu abandonner l'enfant de son adoption. Je la [)rie d'agréer la vive expression de ma reconnaissance.

MADAME d'yvari. Monsieur le colonel, il est des devoirs qui portent en eux-mêmes leur récompense. Monsieur votre

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oncle était très-aimé dans cette province, et nos sentiments se réunissent sans elîort sur l'objet de son affection.

LE COLONEL. Il n'y a rien pour moi dans cette justice, madame; mais je m'efforcerai....

MADAME d'yvarl Vous donnez à mes paroles un sens qu'elles n'avaient pas, colonel. (Moment de silence.) Je vous présente monsieur Duflos, notaire de monsieur votre oncle, ef honoré de la confiance de tous les grands propriétaires de ce département.

LE COLONEL. J'cspère qu'à ce titre j'aurai le droit d'offrir la mienne à monsieur.

M. DUFLOS. Mon plus grand désir sera de la justifier.

(Moment de silence.)

MADAME d'yvari. Votre voyage s'est fait heureusement, colonel ?

RENÉ (une serviette sous le bras). Ces dames sont servies. (Il sort. — Le colonel s'avance pour présenter la main à Emma ;

mais il s'arrête et l'offre à madame d'Yvari. M. Duflos donne la

sienne à Emma, qui est restée rêveuse pendant toute cette scène.)

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