‹ Proverbes dramatiquesChapitre 13 sur 122 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

LE COMTE, LE MARQUIS, DURIOT , l.OUISET.

LOUISET

Qu'est-ce donc ?

DURIOT.

Quel diner est celui-là ? chacun quitte la table à son tour.

LE MARQUIS

Il n'y a que le commandeur qui n'en démarre pas. Mais qu'est-il donc arrivé ^

LE COMTE

La maîtresse delà maison vient de s'évanouir; je l'ai laissée avec sa sœur... avec une marchande lingère.

DURIOT.

La sœur de la comtesse est une lingère ? mais pourquoi tout ce bruit ?

LE COMTE

Le hasard a fait tomber dans mes mains un papier

qui atteste que la comtesse a mis hier ses diamans en gage-, elle u"a pu supporter cette épreuve. Qui diable eût cru cela en voyant le luxe qui brille dans ce salon ; c'est bien le cas "de dire , tout ce qui reluit nVst pas or j mais comment s'est-elle procuré ces tableaux ?

LOUISET

Ils sont à moi.

LE COMTE

Et cette riche table ?

DURIOT.

Elle m'appartient.

LE MARQUIS, à Louisct.

Je ne m'étonne plus si vous vantiez celte peinture, LE COMTE.

Je ne suis plus surpris si vous faisiez l'éloge de ers bronzes.

DURIOT.

Je crois que ce qui nous reste de mieux à faire , c'est de reprendre ce qui nous appartient. ( Le peintre prend ses tableaux , Duriot , sa table. )

LE MARQUIS

Eh ! arrivez donc, commandeur....

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