SCÈNE VI
LE COMTE , VILTROSE , madame VILTROSE , L'ABBÉ DORLMON.
LE COMTE, allant au-Jevant de la compagnie.
Eh ben ! qu'ai-je appris , vous avez versé.
VILTROSE.
Il est vrai, mais grâce à l'adresse de M. de Bourgeval , nous sommes anivés à bon port.
L'ABBÉ
Il conduit avec beaucoup d'aplomb.
MADAME DE VILTROSE.
Il a mille petits talens de société , notre hôte ; mais, en vérité , je ne conçois pas comment on s'expose dans un char-à-bancs.
290 LA FOTICE
LE COMÏF.
Je ne connais qu'une voiture plus dangereuse que celle-là , el cV-t le ( bai d-ns lequel Mrtlée traverse le ihéaire : toiile^ les fois que j'assiste à celle Iragédie , je tremble pour celle hA\v Pa/ndole.
L'ABBÉ
Rien n'est plus fragile que la gloire du théâtre.
MADAME DK VILTROSE.
Vous savez cela , monsieur rabbé ?
L' AnBÉ , revenant à lui Par ouï dire , madame ; mes principes ne me permettent point d'assisteraux représentations de théâtre.
LE COMTE
Oh ! monsieur l'abbé a des mœurs austères.