SCÈNE XL
VICTORINE
Moyennant çà, j’ disais donc que Nicolas m’avait dit, comme çà, dit-i’ : G’ monsieur t’ prendra à son service, et c’ monsieur t’ prenant à son service , point du tout , v’ià qu’est b’en ; qu’est-ce qu’il arrive ? il arrive qu’il te donnera d’ bon^ , et quand t’ auras d’ bons
gages, t’amasseras un magot, et quand t’auras amassé un magot , tu m’auras : j’nous marierons tout d’ même.
Tirons un peu ceci au clair. Vous voulez être femme-de-chambre , n’est-il pas vrai ?
VICTORINE
C’est çà.
DORMEUIL
Eh bien, vous ne pouvez pas convenir.
" VICTORINE
Par rapport? pourquoi?
DORMEUIL
Parce que vous n’êtes pas propre à êire femme de chambre.
VICTORINE
Je n’ suis pas propre, je n’ suis pas propre;
L’AUTEUR EN DÉFAUT
pardi! Je n’ suis pas déjà tant si saie. Quand J’aurai d’ beaux habits, vous verrez.
DORME ÜIL.
Où servez-vous maintenant ?
VICTORIJ^E.
Cliez M. Sainfouin, nourrisseux, au Gros- Caillou.
Hé bien, Marie Jeanne, restez y; vous êtes là dans votre élément.
VICTORINE
Tiens, élément! qu’est-ce que c’est que c’ te béte là , ça a-t-i’ des pattes, ça va-t-i’ su’ l’eau
DORMEUIL
Je veux dire que cette condition -là vous convient mieux que tout autre.
VICTORINE
C’est ce qui vous trompe; elle ne me convient pas du tout.
DORMEUIL
Et pourquoi ?
VICTORINE
Far rapport, pourquoi que j’ai trop d’ mal,