SCÈNE Xll
MADAME SAIIVT-ALBAN
Vous n’avez pas fait de couplets pour la fête de notre ami?
DORMEUIL
Vous y avez mis bon ordre.
MADAME SAINT-ALBAN
C’est vrai; nous vous avons assez occupé : On ne peut pas sonner et aller à la procession.
DORMEUIL
Voilà Ladéfroque.
MADAME SAINT-ALBAN
A présent que les masques sont connus, embrassons-nous, mon cher Dormeuil; nous sommes de vieux amis; il y a bien long-temps que nous ne nous sommes vus.
DORMEUIL
De tout mon cœur. Madame.
VICTORUYE.
Et moi, mon oncle?
DORMEUIL
Oh! toi, c’est différent.
MADAME SA.IJMT-ALBAN
Allons, Dormeuil, un jour comme celui-ci,
L’AUTEUR EN DÉFAUT
où nous nous retrouvons, où nous ailons fêter notre ami,... point de rancune.
DORMEU^L.
Viens; mais à la première espièglerie, je t’enverrai manger tes salades.
VICTORINE
Et habiller mes vaches.
DORMETJIL , à Mme Saint-Alban.
Savez-vous que me voilà bien embarrassé. Comment m’excuser auprès de notre ami ? pas un couplet pour sa fête !
MADAME SAINT-ALBAW.
Voilà notre auteur en défaut.
VJCTORINE.
Soyez tranquille, mon oncle, je me charge de raconter à notre bon ami les scènes que nous venons....
DORMEUIL , vivement.
Non pas , s’il vous plaît.
VICTORINE
Pourquoi?
DORMEUIL
J’ai mesA'aisons.