‹ Proverbes dramatiquesChapitre 182 sur 217 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

LA MÈRE BAHUT

P’t-êt’e b’en qu’ Thomas va nous les amener tous les deux. Par ainsi, comment est-ce que j’aurions pu vous donner à coucher ?

COLETTE

Attendez donc qu’ mon cousin soit arrivé. V n’ l’était pas encore hier. V n’ viendront qu’ dans quelques jours.

JUSTIN

Vous allez être hien heureuse de revoir votre cousin ?

COLETTE

Ma fine, j’en serai b’en aise, quoique je ne le connaisse pas.

JUSTIN

Vous ne le connaissez pas ?

COLETTE

r s’est engagé, à douze ans, dans la musique d’un régiment. Il y a treize ans qu’il est parti. J’ crois b’en qu’ mon père n’ le r’connaî trait pas non plus.

JUSTIN, bas à Saiat-Elme.

Un cousin qu’on n’a jamais vu .

SAIINT-ELME , hasàJustm,

Je l’entends, je serai ce cousin.

JUSTIN

Non ; non , je me charge du rôle.

SAINT”EIj]VIE , haut à la m^re Bahut.

Je détermine mon ami à se remettre en route puisqu’il est impossible de rester ici. Nous ne voulons pas vous importuner plus long-temps.

JÜSTIn , bas à Saint-Elme.

Et des uniformes?

SAINT-ELME

Costume obligé d’un jeune premier. J’en ai dans mon sac.

JUSTIN , haut à Colette.

Vous attendez votre père ?

r d’vrait déjà être ici.

SAINT-ELME , bas à Justin.

Partons vite.

JUSTIN, haut à Colette

C’est avec peine que je vous quitte.

RENÉ , à part.

C’est dommage.

Page 1