LA MÈRE BAHUT, THOMAS, SAIINT-ELME , JUSTIN, COLETTE, RENÉ
RENE, voyant Justin embrasser Colette , pose précipitamment sur une table des verres et un broc qu’il porte , et dit en accourant :
Eh b’en ! qu’est-ce que vous faites donc ? .
n’ vous gênez pas. Tu-dieu ! comme vous m’nez Fs affaires. On n’ peut donc pas vous quitter d’un moment, mam’selle. Et vous, père Thomas , vous restez là comme un saint de bois , pendant qu’on cajole ma prétendue.
THOMAS
Allons, allons, René, n’ te fâche pas : c’est son cousin.
COLETTE
Hé oui, nigaud ! c’est mon cousin.
RENÉ
Quand ça s’rait vot’ cousin.
JUSTIN , avec fermeté.
J’use du droit de la parenté , en embrassant ma cousine, qu’avez-vous à dire à cela, l’ami?
COLETTE
René, vous savez b’en que je n’ veux pas qu’on soit jaloux ; croyez-moi , taisez-vous.
RENE, à part.
Saperjeu , j’enrage !
SAINT-ELME
Gomme camarade et ami de Julien, j’espère, Mademoiselle , que vous voudrez bien me per» mettre....
Avec plaisir, Monsieur .
RENÉ
Mais vous n’étes pas son cousin , vous.
SAINT-ELME , Je repoussant.
J^aissez donc, l’ami.
( Il embrasse Colette. )
RENÉ
Allons! de cousins en cousins, d’amis en amis; et si je m’ plains, on m’ dit : tais toi, nigaud. Tatigué!