‹ Proverbes dramatiquesChapitre 195 sur 217 · LA MÈRE BAHUT, THOMAS, SAIINT-ELME , JUSTIN, COLETTE, RENÉ · texte numérisé non relu

LA MÈRE BAHUT, THOMAS, SAIINT-ELME , JUSTIN, COLETTE, RENÉ

RENE, voyant Justin embrasser Colette , pose précipitamment sur une table des verres et un broc qu’il porte , et dit en accourant :

Eh b’en ! qu’est-ce que vous faites donc ? .

n’ vous gênez pas. Tu-dieu ! comme vous m’nez Fs affaires. On n’ peut donc pas vous quitter d’un moment, mam’selle. Et vous, père Thomas , vous restez là comme un saint de bois , pendant qu’on cajole ma prétendue.

THOMAS

Allons, allons, René, n’ te fâche pas : c’est son cousin.

COLETTE

Hé oui, nigaud ! c’est mon cousin.

RENÉ

Quand ça s’rait vot’ cousin.

JUSTIN , avec fermeté.

J’use du droit de la parenté , en embrassant ma cousine, qu’avez-vous à dire à cela, l’ami?

COLETTE

René, vous savez b’en que je n’ veux pas qu’on soit jaloux ; croyez-moi , taisez-vous.

RENE, à part.

Saperjeu , j’enrage !

SAINT-ELME

Gomme camarade et ami de Julien, j’espère, Mademoiselle , que vous voudrez bien me per» mettre....

Avec plaisir, Monsieur .

RENÉ

Mais vous n’étes pas son cousin , vous.

SAINT-ELME , Je repoussant.

J^aissez donc, l’ami.

( Il embrasse Colette. )

RENÉ

Allons! de cousins en cousins, d’amis en amis; et si je m’ plains, on m’ dit : tais toi, nigaud. Tatigué!

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