LA MÈRE BAHUT, THOMAS, LARONDE
11 a raison , René : j’ons p’t-être deux voleurs cheux nous.
THOMAS
Pas d’inquiétudes, ma mère, ils sont d’honnêtes garçons ; j’en réponds, corps pour corps.
^ LA MÈRE BAHUT
Oh ! toi , tu t’ fies à tout 1’ monde.
THOMAS
J’ vous dis , ma mère , qu’i’ sont d’honnêtes gens.
COLETTE
Et moi , j’ r parierais.
LA MÈRE BAHUT
Qu’est-ce que vous en savez ?
J’en suis sûr.
THOMAS
LA MÈRE BAHUT
Tu n’ peux pas en être sûr , puisque tu n’ les connais pas.
THOMAS
J’ai voulu leux y donner d’ l’argent , et i’ Font r’fusé. Qu’avez-vous à dire à ça ?
LA MÈRE BApUT.
Rien.
LARONDE.
Allons, Thomas, calme -toi, mon ami. Ils étaient attardés sur les chemins , ne sachant où donner de la tête ; tu leur offre l’hospitalité, ils l’acceptent. Pour s'assurer un meilleur souper, l’un des deux voyageurs se fait passer pour ton neveu ; je ne vois dans tout cela qu’une espièglerie ; et il faut bien passer quelque chose aux jeunes gens. ^
THOMAS
A la bonne heure ; mais pourquoi m’ faire des contes ?
LARONDE.
En cela, ils ont eu tort , et ils méritent une leçon un peu verte.