‹ Proverbes dramatiquesChapitre 212 sur 217 · LA MÈRE BAHUT, THOMAS, LARONDE · texte numérisé non relu

LA MÈRE BAHUT, THOMAS, LARONDE

11 a raison , René : j’ons p’t-être deux voleurs cheux nous.

THOMAS

Pas d’inquiétudes, ma mère, ils sont d’honnêtes garçons ; j’en réponds, corps pour corps.

^ LA MÈRE BAHUT

Oh ! toi , tu t’ fies à tout 1’ monde.

THOMAS

J’ vous dis , ma mère , qu’i’ sont d’honnêtes gens.

COLETTE

Et moi , j’ r parierais.

LA MÈRE BAHUT

Qu’est-ce que vous en savez ?

J’en suis sûr.

THOMAS

LA MÈRE BAHUT

Tu n’ peux pas en être sûr , puisque tu n’ les connais pas.

THOMAS

J’ai voulu leux y donner d’ l’argent , et i’ Font r’fusé. Qu’avez-vous à dire à ça ?

LA MÈRE BApUT.

Rien.

LARONDE.

Allons, Thomas, calme -toi, mon ami. Ils étaient attardés sur les chemins , ne sachant où donner de la tête ; tu leur offre l’hospitalité, ils l’acceptent. Pour s'assurer un meilleur souper, l’un des deux voyageurs se fait passer pour ton neveu ; je ne vois dans tout cela qu’une espièglerie ; et il faut bien passer quelque chose aux jeunes gens. ^

THOMAS

A la bonne heure ; mais pourquoi m’ faire des contes ?

LARONDE.

En cela, ils ont eu tort , et ils méritent une leçon un peu verte.

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