‹ Proverbes dramatiquesChapitre 215 sur 217 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

COLETTE

Mon père , un moment avant qu’ vous n’arriviez, ces messieurs sont venus d’mander b’en poliment l’hospitalité ; i’ disaient qu’i’ couch’raient su’ la paille ; qui’ paieraient leurs dépenses....

LA MÈRE BAHUT

Et comme tu n’y étais pas , j’nons pas voulu les r’cevoir.

SAINT-ELME

Voilà, Monsieur, ce que nous avions à dire pour notre justification.

THOMAS

C’est b’en différent , ça.

SAINT-ELME , bas à Justin.

Nous souperons. .

LARONDE , bas à Thomas.

Tais-toi donc. (Haut.) Messieurs, cette circonstance même ne vous excuse pas. En l’absence de monsieur Thomas, il n’était pas prudent de recevoir chez lui deux étrangers, et le refus que vous avez essuyé ne vous donnait pas le droit de vous introduire ici travestis : vous. Monsieur, pour vous faire passer pour

son neveu ; vous , Monsieur , ' pour lui faire des contes saugrenus.

THOMAS

Certainement ! votre ambachitacho.... était d’ trop.

JUSTIN J bas à Saint-Elme,

Nous ne souperons pas.

SAlNT-ELME.

J’en ai peur.

Vous sentez , Messieurs , qu’après avoir trompé avec -autant de légèreté un homme bon et généreux, vous ne pouvez.*..

( Thomas tire Laronde par son habit. )

JUSTIN

Vous croyez bien, Monsieur, que nous n’im sisterons pas. Monsieur Thomas, nous sentons nos torts, et nous vous prions de les excuser en faveur de la position dans laquelle nous nous trouvions. Adieu , Monsieur ; nous n’oublierons jamais votre accueil plein de bonté , et nous sortons pénétrés de reconnaissance.

( Saint-Elme et Justin vont pour sortir.)

RENÉ

Adieu, cousin.

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