SCÈNE IIL
Meurt*, et laisse après * lui pour venger ^ son trépas, Deux fils ^ infortunés qui ne s’accordent pas
MADAME DUVAL
C’est assez. Madame; je crains que vous ne vous fatiguiez.
MADAME CARILLOIV.
Moi, me fatiguer! ah! quand je suis en train, je vous en débiterais jusqu’à demain.
C’est inutile. Je ne doute pas de vos talens; mais nous ne jouerons pas la tragédie.
MADAME CARILLON
Qu’est-ce que vous jouerez donc; des opéras?
1 II figure l’action d’un homme atteint dans un combat par un trait qui le frappe de mort.
2 II passe rapidement la main droite derrière le dos pour figurer le mot apres.
3 Mouvement que l’on ferait pour donner un coup de poignard.
4 L’acteur place parallèlement ses deux mains devant lui en tenant les deux pouces élevés , pour figuier le nombre deux.
.5 11 heurte à plusieurs reprises ses deux index, geste ordinaire pour x'xprimer la zizanie.
tant mieux! c’est où je brille. Telle que vous me voyez , j’ai joué Annette et Lubin.
MADAME DUVAL
Je ne pense pas non plus que nous puissions jouer des opéras.
MADAME CARILLOIf.
Vous jouerez donc des comédies? Eh bien, je jouerai dans les comédies. •
MADAME DUVAL
Quel emploi prendriez-vous?
MADAME CARILLON
Ah! dame.... je jouerai les.... comment donc qu’ça s’appelle? les.... les....
MADAME DUVAL
Les amoureuses.
MADAME CARILLON
Oui ! mais ça a encore un autre nom.... les..., mon Dieu.... les ingénuités.
MADAIME DUVAL, se détournant pour rire.
L’emploi est bien choisi ! (Haut.) Pour jouer les ingénuités, il faut une grâce naïve , une candeur.