DUVAL, DU VAL
MADAME DUVAL, riant.
Il est unique, en vérité!
DU VAL
Quand je vous le disais , madame Duval , que vous ne pourrie^ pas regarder nos amateurs sans rire.
MADAME DUVAL
Je ne ris que du bout des lèvres. Dans quel embarras vous nous jetez !
DUVAL
Comment ?
MADAME DUVAL
Et sans doute. Croyez-vous jouer la comédie avec des amateurs comme ceux-ci ?
Pourquoi pas?
ïio LES COMÉDIENS BOURGEOIS,
MADAME DUVAL, vivemenl.
Vous n’y pensez pas, monsieur DuvaL
DUVAL
Allons , ma bonne amie , ne vous fâchez pas. Je conviens qu’une partie, dans laquelle Labrosse jouerait un premier rôle, et Carillon une ingénue, serait plaisamment montée. Mais nos engagemens ne sont pas tels que nous ne puissions les rompre.
MADAME DUVAL
Oui, en mécontentant tout le monde.
DUVAL
Pardonnez - moi , nous ne mécontenterons personne. Vous écrirez à M“® Lucrèce une lettre bien amphigourique ; vous vous perdrez dans les nues ; elle n’y comprendra rien , et sera méchante, Labrosse attendra que nous l’allions chercher , et il attendra long-temps. Nous donnerons à M. Durepas un dîner réchauffé; nous sommes bien sûrs qu’il n’y reviendra pas. Quant à M”"'^ Carillon....
Je ne veux pas la voir. Vous irez la trouver, dût-elle vous arracher les yeux.