VICTOR, DORSAN, ADÈLE
DORSAN , après avoir pressé son fils dans ses bras.
Te voilà donc enfin , mon cher Victor î
VICTOR
Que je suis heureux de vous revoir, mon père !
DORSAN , montrant Adèle.
Et en aussi bonne compagnie, n’est-ce pas?
VICTOR. ( Il passe entre Dorsan et Adèle. )
Ma chère Adèle, j’ai désiré ce jour avec tant d’ardeur, que je ne puis croire qu’il soit arrivé. 11 me semble que tant de bonheur n’est qu’un songe.
ADÈLE
Si tant de bonheur n’est qu’un songe , ne nous éveillons jamais.
MADAME FUTILE
DO RS AN
Allons, voilà déjà le feu qui prend aux poudres. Un peu de raison, mon ami; pense donc que bientôt tu seras marié.
VICTOR
Marié ! avec Adèle ! ! ! Ah ! c’est pour en perdre la tête !