L£GRI
Pas le moins du monde.
M. DORSAN
De qui avez*vous à vous plaindre particulièrement?
LE6RIS
Je prendrai la liberté de répéter à monsieur qu'une maison ne peut bien aller qu'autant que le maitre-d'hôtel a placé à peu près tous les do« mestiques»
M. DORSAN
Je conçois cela.
LEGRIS
Monsieur est trop juste pour me rendre responsable du tort que lui font des gens qui ne veulent pas me reconnaître pour leur chef.
M. OOUfiAN.
Vous vau$ y êtes peutnêtre mal pris. ^
LEGRIS
Je puis affirmer à monsieur que j'ai suivi de point en point les instilictions qu'il m'avait données. . . .
M. boRSAN.
Et fnes instructions n'ont servi à rien ?
LEGRIS
 rien. Je voudrais que monsieur eût pu en ^re témoin par lui-même.
M. DORSAlf.
Il n'y a qu'à les renvoyer tous.
LEGRIS
Je suis trop franc , moi , monsieur ; c^est mon malheur. Je leur disais : « Comment pouvez-vous vouis conduire comme vous faites dans une maison aussi honorable y avec un maître qui est le roi des hommes?» Pardon, naonsieur, mais il faut leur parler leur langage.
M. DORSAN
Il ne s'agit plus de leur parler , il faut les mettre à la porte.
LEGRIS
Ils répondaient à cela qu'ils savaient mieux que moi ce qu'ils avaient à faire.
M. DORSAN
Chassez-les tout de suite.
LSGRIS.
Si en «faisant un dernier effort cependant
M. DORSAN
Monsieur Legris , quand je .commande je veux être obéii
LEGB^IS. ^
Monsieur le sera.
M. DORSAlf.
Cherchez dès aujourd'hui ; je vous donne toute ma confiance. Vous entendez.
LEGRIS
C'est beaucoup d'honneur pour moi.
M. DORSAN
Ce que vous ferez sera bien fait. Domestiques^ fournisseurs , vous changerez tout à votre fantaisie.
LEGRIS
Je tâcherai que monsieur soit content.
M. DORSAN
Surtout pas de pitié pour les fripons.
LEGRIS
Je ne les aime pas plus que monsieur.
M. DORSAN
Je ne veux avoir affaire qu'à vous seuL
LEGRIS
Monsieur, je suis comblé.