‹ Proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 140 sur 247 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

MADAME VIÉTOF, AGLAÉ.

MADAME VIÉTOF, k part.

Je crains qu'il ne soit un peu tyran.

AGLAÉ

Ne faire qu'une toilette un joyr comme celui-ci ! Il était si simple d'en faire deux !

MADAME VIÉTOf .

Que vedx-tu, ma bonne amje? c'est la volonté de ton père. ■

Vous, ne m'empêcherez pas, maman, de trouver au moins que les pèi;es ont souvent de singulièï*es volontés.

268 tE PLUS BEAU JOUR DE LA VIE.

MADAME VIÉTOF.

Tous les hotnmes en général.

AGLAÉ

Enfin je vais jurer à monsieur Ernest de l'aimer toute la vie («n wupirant); et, si mon père l'eût voulu, je l'aurais juré à un autre.

MADAME VIÉTOF.

Allons , allons , mon enfant , ta auras tout le temps de penser à cela.

AGLAÉ

Vous avez raison, maman.

MADAME VIÉTOF.

Il ne £aut pas se créer des chimères ; tout s'arrange avec le temps. Veux-tu entrer dans le salon ?

AGLAÉ.''

Déjà !

' MADAME VIÉTOF.

Mais oui. Il me semble qu'il ne te manque plus rien.

AGLAÉ

Vous ne sauriez croire ce qu'il m'en coûte d'aller recevoir tant de félicitations à la fois.

Il faut t'armer de courage. Songe donc que te voilà une femme. Par exemple, ma petite, je te recommanderai d'avoir le ton doux et rûodeste avec nos parens, mais surtout d'y joindre un air de satisfaction timide vis-à-vis ceux de ton mari; c'est de bon

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