‹ Proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 142 sur 247 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

MADAME ViETOF, AGLAE, ERNEST, peu aprè, M. VIETOF.

ERNEST

Je n'ai pas été obligé d'aller bien loin , et l'on avait envoyé dire ici que tout était arrangé. Rien ne nous arrête plus ; nous pouvatis partir.

( Ils vont pour sortir, M. Vietof entre. ) M. VIÉTOF.

OÙ allez-vous donc? Votre frère n'est pas avec vous, madame Viétof? C'est au mieux; il est un des témoins , et Dieu ^ait à présent combien de temps il va nous faire attendre.

MADAME VIÉTOF.

C'est votre fauté. Potirquoi l'avoir engagé à être témoin ?

M, VIÉTOF.

Parce que vous auriez été furieuse si je ne l'avais pas fait.

MADAME VIÉTOF. ^

Pas du tout. Je sais que mon frère est musard, et j^ n'aurais pas été furieuse. Il n'y a qu'à prendre une autre perspnne.

M. VIÉTOF.

Vous savez bien que l'acte est fait d'avance , et que le nom de votre frère y est porté.

MADAME VIÉTOF.

La belle néceISsité de faire fai»e l'acte d'avance !

M. VIÉTOF.

C'est vous qui l'avez demandé au maire.

MADAME VIÉTOF. ♦

J'aurai toujours tort. Au surplus , j'y suis accoutumée.

M. VIÉTOF.

J'en fais juge notre gendre.

Ne mettons pas ces enfans dans nos querelles , je vous en prié , monsieur Viétof. Ils doivent croire que les époux sont toujours d'accord, et c'est d'un mauvais exemple!

M. VIÉTOF.

Je suis sûr qu'Ernest ne croit pas cela.

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