SCENE XIV
LES PREGlÊDENS, MADAME LEBON.
MADAME LEBCM^, efiraytfe.
Qu'est-ce que c'e^ ? Qu'est-ce qu'il y a donc encore de nouveau?
Je vous avais priée de me laisser avec eux; j'avais un pressentiment de ce qui aHait arriver. Je viens de les trouver qui se querellaient à propos de ce malheureux poème de Frédéric.
MADAME LEBOr^
C'est donc un fait exprès? Il est dit que tout ira de travers aujourd'hui. Mes enfans, songez que vous êtes cousins, fils d^ deux frères, que je vous aime presque également, puisque celui qui n'est que mç)n neveu, tf ayant plus d'autres parens que nous, je suis aussi sa TOère. Çh ! laissez-le ce poème qui est un sujet continuel de guerre entre vous , et vivez de bon accord ensemble. Vous êtes si raisonnables tous les deux!
GUSTAVE
Si j'y comprends rien...
MADAME LEBON
Tu Tas peut-être mal lu.
32 LA JOURiVÉE BIFFIGILE.
GUSTAVE
Je ne parle pas du poème.
MADAME LEBON
Allons^ Frédéric^ donne la main à ton cousin. Il est ton aîné , c'est à toi à faire les premiers pas pour votre réconciliation.
FRÉDÉRIC
Je ne lui en veux pas.
MADAME LEBÔIf,.
Je vois que tu as de l'humeuci
Frédéric, finissons-en. Puisqu'il est convenu que nous sommes en querelle, il faut un raccommodement; nous n*en sortirons pas sans cela.
FRÉDÉRIC , donnant la main àGustave.
Volontiers. Nous voilà raccommodés.
MADAME LEBON, avec eSiision.
Bien, mes enfans, bien! Coc)yeE-môi, Tunion dans les familles est la jwemière condition du bonheur. Personne n'est parfait, chacun a besoin d'indulgence; et pour qui en aurait- on, si on en manquait entre parens ? Quand on a autant d'esprit que vous en avez tous les deux, on dçit sentif cela; puisque moi, qui n'ai pas eu votre éducatipn ,. je n'ai jamais eu d'autre règle de cojQduite. Embrassez -moi tous les deux.
( Elle les emLrasse. ) SoyOUS tOUS.boUS amis. ( Bas, à Cécile.) Qu'il
faut de précautions pour maintenir en bonne intelligence deux caractères comme cejLix-là!