SCÈNE ^I
LES PRECEDEVS, MADAME RUINARD.
MADAME RUINARD, à la cantonade.
Ayez bien soin de mon âne, vous autres. Songez que vous m'en répondez sur vos têtes. (AçerccTant M.Dumont.) Ticus, voilà Ic rcstc de nos écus. Bonjour, petit papa; avez-vous vu notre maître-clerc ?<Eiie fait krevërence.) Mcsdames, jc suis votre servaute. Imaginezvous , petit, papa , . que je viens de le perdre de vue, sans concevoir comment cela s'est fait. Il aura tourné le grand taillis. C'est que vous ne savez pas que nous venons de la Croix- de -Fer, que nous avons loué des ânes, qu'il y a une cavalcade superbe.
M. DUMONT
On s'est donc réuni à la Croix-de-Fer ?
MADAME RUINARD.
Sans doute.
M. DU MONT, k madame Rocheville.
Je vous le disais bien.
MADAME ROCHEVILLE , k madame Ruinard.
Vous n'auriez pas vu mon mari, madame?
MADAME RUINARD , riant.
Je parierais que si.
MADAME ROCHEVILLE.
Comment ! vous parieriez.
MADAME RUINARD.
C'est que je ne connais pas monsieur votre mari; mais je devine, à la manière dont vous venez de me faire cette question , que ce doit être un monsieur qui, dès en arrivant, nous a demandé si nous n'avions pas vu sa femme. (Bas k m. Dumont.) Qu'est-ce que c'est que ces gens-là ?
m. dumont, bas k madame Ruinard.
Ah ! ne m'en parlez pas; ils me font damner depuis
ce matin.
madame rochbville.
Croyez-vous qu'il vienne ici, madame?
madame ruinard.
Il n'y a pas de doute. Il s'est rappelé qu'il pouvait avoir fait un quiproquo , et il doit venir vous chercher. Au surplus, ma chère dame, n'en soyez pas inquiète; car il a déjeûné avec nous, et fort bien
déjeûné.
m. dumont.
Vous avez donc déjeûné ?