II
sac
TOUS LES CjOHÉBIENS , etc.
comédie, je me suis ouvert les premières maisons de la ville ; on m'y reçoit avec distinction ; et la preuve y c'est le mariage que je suis 'sur le point de contracter v^-^u^ j^ n'aurais jamais trouvé sans ma comédie* Vçus voyez donc bien que ma comédie n'est pas une si ixiéchante chose,
MADAME BERNARD
Mais quand votre beau-père viendra à savoir
Achevez : que je joue la comédie ; mais c'est chez lui et avec lui que je la joue.
MADAME BERNARD, «vec etonnement.
En vérité?
LÉON
Sans doute.
MADAME BERNARD
Quand je vous dis que je n'entends plus rien a ce qui se passe aujourd'hui. Un beau-père !.... Eh bien, maïs si c'est ainsi , qu'est-ce donc qu'il demande à monsieur? i
• LÉON
Il lui demande d*abord si je suis véritablement son neveu ; car j'aurais pu. lui en imposer. Il ne me connaît que sur ce que je lui ai dit de moi. Vous comprenez qu'on ne donne pas de but en blanc sa fille a un jeiine homme rien que sur sa bonne mine et les contes qu'il lui aurait plu de faire sur sa famille.
MADAME BERNARD
C'est assez raisonnable.
SGÈIVS II. 587
^ LBON.
Jl a dû lui denuander si j-avûs effectivement la fortune que jeJui avais annoncée.
MADAME ÉERMARD.
Cela me paraît prudent.
ïioN.
Jl veut être informé des défauts que je pourrais avoir.
MADAME BERNARD
Il les connaît ^ vos défauts. ,
* LÉON
Il peut crojindFe que je h*en aie d'autres.
MADAME OERNARD. ^
C'est vrai : allons , allons, \me monsieur de Rocheron, malgré tout, n'est pas aussi léger que je l'aurais cru d'abord.
LÉON
C'est un homme parfait.
MADAME BERNARD
Sa fille est-elle jolie ?
LEON
Charmante, madame Bernard , et une fortune considérable. Il doit m'attendre dans une maison ici près; je vais l'aller chercher pour le présenter à mon oncle , et tâcher de terminer l'affaire la plus importante de ma vie.
'588 TOUS LES COMEDIENS, etc.