‹ Proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 244 sur 247 · PERRINE, M. DE THÈCLE · texte numérisé non relu

PERRINE, M. DE THÈCLE

M. DE THÈCLE, & Perria», qui vi pow sortir.

OÙ allez-vous donc, mon enfant?

PERRINE

Monsieur, j'ai affaire.

M. B^ THÈCLE

Comment! vous ne voulez pas rester un instant avec moi? Depuis si Iong*temps je cherche à vous parler.

PERRINE

C'est à cause de cela.

M. DE THÈCLE

Voilà trois ans que je vous vois embellir.

PERRINE

Monsieur, j'étais sûre que vous alKez commencer

ainsi.

( Elle va poor «ortir, monsiear de ThècW la retient.) M. DE THÈCLE.

Qu'y a-t-il donc de si effrayant dans ce langage ?

PERRINE

Que voulez-vous, monsieur, je suis poltronne.

( Elle va encore pour sortir.)

* M. DÎE THÈCLE. .

Mais écou^2>nnoi , df ^râce y Serrine.

PERRINE

Va\ toujours ei>tendu dire qi;ie les" fiHes qui vous écoutaient y finissaient-p^r s'en^reperf^ir.

S&* DS THÈQLE.

Qui donc a pu me caloii^^ier ains^

PERRmE.

Enfis^, ma œèrè m'a Refendu de jamais lever les yeux sûr vqi;^. Chaque fois q[uê vous vous arrêtez devant notre croisée, elle me-Yak baisser la tête, et elle

a raison. • ^ ^^

û. DE THÊCÇE. > •

Vous trouvez qu'elle a raison?

PERRINE. , : » -

ce Ma fi)le, njéT dit-elle f monsieur^ de Thècle (car a tsiit le fnônde iQ sitt totre noÈi^^epui^ le temps ce que vous venez jta: eaux^ , monsieur de Thècle est ce un de ces jeunes seigriaursaque Satan semble avoir ce faife tout ékjfrès pour perdre les pauvres innocentes oc qui he sont pas sur leurs gardes. Et comment pource 'i-ai^nt-elles ^« défendre^ quand tant de belles et

ee 'âprandes daînes y succombent elles-mêmes? »

^ M. DE THÈCUE..

En «srérjté, Perrine, votre mère est folle. Regardezmoi donc; mais qu'est-ce que Satan m'a donc fait de si particulier?

470 US8 Mite.

PERR1NE. *

Je n'en sais ri^îi. ^a mèif ^ 4cinqu»ili^ aB&, je n'en ai que dix-huit ? elle doit ^voîr plus d'expérience que moi. * ♦

' m. DE THÈCLE.

Vous m'avez regardé quelquefois?

Un peu. ^ ■ ^ ' - .

M. DE THÈCLE

Sans Totre mère^j est-ce (Jue vous vous seriçz mis toutes ces idées dans la tête?

^ fEAI^njE.

Ce n'est pas pour doftner saison à mag mère , mais ge crois bien que oui. ^ • '

Vous me trouvez dotiç dangereux?

PIIPRJNE.

MQn^i€}ld* t jci 9^ Voudrais *p£(6 v^us dire une phese qui vous ferait delà peiâe; ma^je dois épouaer Fraiicisc , et je ne dois penses qu'à lui;

M. DE THÈCLE

Ma chère enfant, je trouve cela parfait. Je ne veux pas vous détourner dfe ce mariag'e^^Francisc gst de mes amis, et je suis loin de vouloir lui ftire du tort. Je ne vous demande qu'un peu d estime^ ce n'est pas trop exiger... ^ •

PER^lINE. . ^ -

Que vous fait mon estime ? •

9CkNÉ XI¥I. 471

H. DJE JHÈCLE.

Ma chèr^ Perrine, j'y nfii^ts un très -haut prix; tout la monde ici chante '¥os louangai, et jtout<le n^onde a raison. Pourquoi voudriez-vous qye j^ ^«i^e ' . » le seul qui eût à se plaindre de vous ?

PliRRINE, en soapirant.

Ah! monsieur,. si je pouvais parler franchemept , vous verriez bien que je vous rends justice.-

* ■. D£ THSÊLE, avec transport.

diarmante enfatit ! éloignez un peu votre mariage." (Il lui présente nne bourse.) Je veu» j coutribuer; maisj ditesmoi que vous n^ m^ croyez pas ^an^ereuii.

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