SCENE XVIU
M. LEBON
Je trouvais seulement drôle qu'il choisît tous les jouis le temps où je n'étais pas à la maison pour venir vous voir.
IHADAME LEBON.
Qui t*a dit cela ? Tu es sorcier vraiment. Nous qui y mettions tant de mystère par rapport à toi. Et tu ne me disais rien ! Cette discrétion e^t admirable.
M. LEBON
Je mettais cela sur le compte de son amour pour Cécile ; je m'imaginais qu'il aimait mieux être tête à tête avec elle et toi. Comme ils doivent se marier ensemble, je n'y voyais pas grand inconvénient , et je vous laissais £aiire. '
MADAME LEBON
On ne saura jamais tout ce que tu vaux.
M. LEBON, ^Fréd^e.
Et toi, je ne te fais donc plus peur?
FRÉDÉRIC
Je ne connais pas de meilleur parent que vous.
M. LEBON
J'avoue que je suis bon, et ce n'est pas un petit mérite de m'être conservé tel avec tme aussi excellente femme que la mienne. Elle a bien fait tout ce qu'il fallait pour me gâter. Allons, enfans, à table. Votre oncle m'a prié de ne pas l'attendre , et l'estomac de Mimi est assez de cet avis-là.
( U pai se le premier avec Mimi dans ses Lras ; tous le> acteurs les suivent. )
44 LA JTOUBNÉE DIFFICILE.
MADAME LKBOB. '
Plus de craintes , pluâ de transes , plus de tribulations. Cette journée» grâce au ciel, finit heureusement ; mais qu'elle m'a donné (Tangoisses ! Sans mes soins y sans ma prévoyance, elle pouvait être une des plus terribles de ma vie. Le proverbe dit vrai :