GENE III
GUILLEMOT
Vous avez eu tort.
JUSTINE
Comment! j*ai eu tort?
GUILLEMOT. •
Sans doute ; car vous pourriez m'être d'un grand secours aujourd'hui.Ah ! mademoiselle Gertrude, <|tie je voudrais pouvoir vous plaire!
JUSTINE , minaudant.
Et vous croyez avoir besoin de conseils pour cela, monsieur Guillemot? •
GUILLEMOT
Tenez, je commence à prendre courage, et je vais vous parler à cœur «uvert. J'avais toujours trouvé que le mariage était une chose bien'chancejise.
A qui le dites-vous ?
GUILLEMOT
Une chose à laquelle il fallait regarder plus d'une fois.
JUSTINE
J'y ai regardé plus de dix, et je suis encore fille.
GUILLEMOT
Mais cependant quand on a le bonheur de trouver une personne accomplie
JUSTINE , soupirant.
Ah!
«58 LA RÉGONGILIJIlTIQN.
GUILLEMOT
Une personne capable de faire votre bonheur
JUSTIIV.
Alors on est bien embarrassé. ^
GUILLEMOT
Non , mademoiselle Gertrude , on se décide.
JUSTINE
•Se décide-t-on ? • f,
Du monj^nt où je vous ai vue, mon parti a été pris tout de suite.
JUSTINE
C'est donc une sympathie; car, de mon côté
% GUILLEMOT
De votre côté ?
JUSTINE
J'en ai trop dit, monsieur Guillemot, j'en ai trop dit.
( EUé se detounif pour vire. ) GUILLEMOT.
Qite cette réserve est d*un heur.eux présage pour la tranquillité dfe notne union ! Mais il me reste pourtant encgre auelques craintes. Votre dame n'est pas pour long-traips dans cette ville.
JUSTIN»
Qu'importe !
GUILLEMOT
Yolis ne penseriez donc pas à la suivre?