SCENE VI. Mi
AGATHE
Tu me parles comme maman. Mon oncle trouve au contraire que }'ai beaucoup de grâces.'
JUlJEIf.
Si mon oncle trouve cela, je ne dis plus rien«
AGATHE
Où est-il mon onde ?
JULIEN
Il est allé sur le coteau.
AGATHE
Monsieur de Blévaux vient d'arriver; je voulais que mon oncle le vît, pour qu'il me dît ce qu'il en pense.
JULIEN
Il aura le temps.
AGATHE
Je ne sais plus s'il pie plaît ; il a l'air si sérieux.
JULIEN
A parler franchement y je ne lui crois pas beaucoup d'usage.
AGATHE
Je ne sais pas si c'est Cjela , mais je serais bien humiliée d'avoir un mari qui eût l'air gauche.
JUUEN.
Tu as raison. Je ne connais rien au-dessus des bonnes manières.
AGATHE
J'ai toujours commencé par être très-rescrvéc^avco
2eâ L'ESPRIT DE DÉSORDRE.
lui. Il a beau être du choix de maman , encore fautil qu'il me plaise.
JULIEN
Maman a des idées si singulières! C'est un jeune homme riche, qui a de l'ordre: cela suffit.
AGATHE
Ce que c'est que le défaut d'expérience ! Il y a deux mois, monsieur de Blévaux me paraissait comme tout le monde; aujourd'hui je lui trouve je ne sais quoi. Il m'a abordée d'un air si familier , en souriant. Il a toujours les dents fort belles.
JUI4IKW.
Tu Verras ce qu'en dira mon oncle.