‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 129 sur 249 · SCENE VI. Mi · texte numérisé non relu

SCENE VI. Mi

AGATHE

Tu me parles comme maman. Mon oncle trouve au contraire que }'ai beaucoup de grâces.'

JUlJEIf.

Si mon oncle trouve cela, je ne dis plus rien«

AGATHE

Où est-il mon onde ?

JULIEN

Il est allé sur le coteau.

AGATHE

Monsieur de Blévaux vient d'arriver; je voulais que mon oncle le vît, pour qu'il me dît ce qu'il en pense.

JULIEN

Il aura le temps.

AGATHE

Je ne sais plus s'il pie plaît ; il a l'air si sérieux.

JULIEN

A parler franchement y je ne lui crois pas beaucoup d'usage.

AGATHE

Je ne sais pas si c'est Cjela , mais je serais bien humiliée d'avoir un mari qui eût l'air gauche.

JUUEN.

Tu as raison. Je ne connais rien au-dessus des bonnes manières.

AGATHE

J'ai toujours commencé par être très-rescrvéc^avco

2eâ L'ESPRIT DE DÉSORDRE.

lui. Il a beau être du choix de maman , encore fautil qu'il me plaise.

JULIEN

Maman a des idées si singulières! C'est un jeune homme riche, qui a de l'ordre: cela suffit.

AGATHE

Ce que c'est que le défaut d'expérience ! Il y a deux mois, monsieur de Blévaux me paraissait comme tout le monde; aujourd'hui je lui trouve je ne sais quoi. Il m'a abordée d'un air si familier , en souriant. Il a toujours les dents fort belles.

JUI4IKW.

Tu Verras ce qu'en dira mon oncle.

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