M. DORVAL, AGATHE, JULIEN
AGATHE
Nous perdons beaucoup.
JULIEN
Je perds plus que toi.
* * AGATHE
J'aurais tant tiésiré qu'il parlât à monsûeur de Blévaux !
290 L'ESPRIT HE* BESORBRE.
Ses conseils m'étaient si nécessaires !
M. DÔRVAL.
Est-ce que les miens rie te suffisent plus^ mon cher Julien?
JULIEN
Mon père y puisque mon onde vous a tout dit, TOUS devez savoir combien j'ai besoifi de quelqu'un qui me rende le courage.
M. DORVAL, avec gaieté.
Cette entreprise n'est pas au-dessus de mes forces.
AGAfFHE.
Mais, mon père, vous çhargerez-vous aussi de faire entendre raison à monsieur de Blévaux?
M. DORVAL
Non^ mais à toi; et cela ne sera pas difficile. Écoutez^moi , mes enfans : vous avez été heureux jusqu'à ce jour, et votre bonheur tenait à la confiance entière que vous aviez en moi et en votre mère. Il est possible que nous ayons des défauts ; mais, que penseriez-vous de l'homme qui mettrait tous ses soins à vous les faire apetcevoir ?