SCENE XV
ÂUGtrsTiïnB.
Mon oiicle , quoique indépendant , craint que cette visite ne lui fasse du tort auprès de monsieur le préfet
HENRI
Quel rapport le préfet a-t-il avec monsieur de Vemant ?
M. DE VERNANT.
Je l'ai vu ce matin ; il a la fureur de vouloir me faire nommer, et cette prédilection va peut-être me brouiller avec tous les miens ; vous jugez que je dois prendre garde de l'indisposer à son tour. C'est un fier casse-tête qu'une élection pour quelqu'un qui voudrait être bien avec tout le monde.
HENRI
Madame de Vernant ne sera pas d'avis que vous acceptiez le secours du préfet.
M. DE VERNANT.
Est-ce que madame de Vernant tiendrait encore à ses vieilles idées ?
HENRI
Au contraire, elle en a adopté des plus nouvelles qui se fassent; et sa seule prétention à cette heure est de vous faire porter par ces gens d'une certaine nuance d'opinions pour lesquels vous montrez un si grand éloignement.
M. DE VERNANT.
Est-ce qu'elle croit réussir de ce côté-là?
HENRI
Apparemment.
330 LES ELEGTIONS.