‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 172 sur 249 · AUGUSTINE, HENRI · texte numérisé non relu

AUGUSTINE, HENRI

ATJGUSTINK.

Il s'est opéré une grande révolution dans Tesprit de ma tante.

HENRI

Ma chère Augustine^ je ne m'en sens pas de joie. Elle montre à présent autant d'empressement à conclure notre mariage qu'elle avait mis de soins à le retarder. Le double échec que vient d'éprouver son mari nous la livre entièrement. Ma mère , à cause de nous , s'est prêtée de très-bonne grâce à toute la vivacité de cette réconciliation, et désormais je n'ai plus rien à craindre.

AUGUSTINE

Je ne suis pas aussi rassurée que vous , Henri. Si monsieur Galpin allait échouer dans les promesses qu'il lui a faites.

HENRI

Il y échouera.

Vous croyez ?

AUGUSTINE

HENRI

Mon oncle ne se mêle pas de politique ; c'est un homme de plaisir qui se moque de tout. Il a flatté les illusions de madame de Yernant , parce qu'elles lui ont paru plaisantes; il n'a pas eu d'autre motif.

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