SCENE IIL
M. DAILLY, seul.
J'ai eu tort de refuser cette partie de Scespux; je m'y serais plus amusé qu'au dîner périodique de mon beau-père. Tous les huit jours, Hî'est bien souvent* Je ne* sais même pas si cela leur fait grand plaisir* C^é^ une habitude , et voilà tout* D'ailleurs, il ne faut pas m'y tromper, je ne suis invité qu'à cause de leur fille. Invité! c'est fort honnête de ma part; et je ne crois pas que, ^depuis neuf ans que cela dure, on m'ait fait une setde invitation; c'est pourtant remarquable. Je ne sais vraiment pas en vertu de quoi je m'avise d'accompagner madame Dailly. Elle, c'est leur fille, c'est très-naturel; mais moi, je ne suis pas leur fils. Quand ils m'écriraieht un mot le samedi : a Nous confions sur vous demain ; » je n'en ' demande pas davantage; et ce serait moins sans^façon.
Je ne suis pas non plus d'un âge à passer par-dessus le marché. C'est avec cette facilité-là qu'on se laisse dominer. Mon cher beau -père, au reste, n'est que trop porté à jeter une sorte de grappin sur le^ gens qu'il croit dépendre de lui. C'est une remarque que j'ai faite depuis long-temps, et je ne serais pas du tout étonné qu'iL s'imaginât que je n'ose pas me soustraire à cette corvée du dimanche.