‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 238 sur 249 · SCÈNE n. 4K · texte numérisé non relu

SCÈNE n. 4K

vois pas ce qu'il peut y avoir de commun entre nous.

FLOBICOUB.

Ne m'accusez pas, quand vous êtes seule coupable. Sans vous, je croirais l'aimer encore.

ADÈLE

Est-ce une déclaration que vous me faites ?

FLORIGOtJR.

Pardonnez au trouble où je suis.

ADÈLE

Dois-je vous écouter ?

FLORICOUR.

Si vous voulez me sauver la viç,

Mais vous changerez pour moi comme vous avez changé pour Jenny.

FLORICOUR.

Connaissez mieux le pouvoir de vos charmes. Votre sœur m'avait plu, j'en fais l'aveu; mais vous, vous, divine Adèle, vous avez porté le trouble dans tous mes sens.

ADÈLE

Rosalie vous a donc parlé ?

FLORICOUR.

Non.

ADÈLE

Elle ne vous a rien dit?

FLORICOUR,

Rien.

4»4 LE BESOEUVHEHEHT INES GOMÉBIENS.

ADÈLE

Elle aurait pu vous avouer que le cœur de Jenny n'est plus libre depuis long-temps.

FIiORICOUR.

Votre sœur a déjà aimé ?

, ADÈLE

Elle aime encore.

Et croyez-vous qu'elle aimera toujours?

ADÈLE

Toujours. *

FLORICOUR.

Si vous y consentez y il n'y a donc plus d'obstacle à mon bonheur... Mais un mari de mon âge ne vous efïraiera-t-il pas?

ADÈLE

De votre âge !

FLORICOUR.

Trente ans.

ADÈLE

Eh bien, j'en ai dix-huit. C'est la proportion.

FLORICOUR.

Si j'étais aimable , oui; mais je ne sais que gagner de l'argent.

ADÈLE

Si cela vous amuse.

FLORICOUR.

En un mot, je ne suis qu'un homme riche.

ADÈLE

Et moi, je suis sûre que vous êtes mieux que cela.

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