SCENE X
FLORICOtJR.
Il est si rare de voir des familles unies !
ROSAUE.
Ces demoiselles se sont toujours beaucoup aimées.
FLOEICOtJR,
Souvent^ entre jeunes personnes du même âge , il se glisse quelque petite pointe de rivalité.
ROSALIE
C'est une chose dont nous ne nous doutons même pas.
FLORICOUR.
Elles ont chacune tant d'agrémens !
JENNY, haa 2i Rosalie.
Faites-le donc finir.
Tant de charmes !
ADÈLE , bu ï Rosalie.
C'est ennuyeux.
FLORICOUR.
Un cœur si parfait !
ROSALIE
Par malheur, on ne peut en épouser qu'une.
FLORICOUR.
Epouser, oui ; mais on peut rendre justice à toutea deux.
JENNY, bas k AdUe.
Il paraît que vous n'avez rien négligé pour vous faire valoir.
ADÈLE
J'étais assez bien en scène.
488 LE DESOEUVREMENT BES GOMÉDIEIVS.
JENNY
C'est ce qu'il m'a semblé.
FLORIGOUR , k Rosalie.
Je viens de resserrer l'amitié qui les unit. Voyez quelle tendresse dans leurs regards !