CÈNE VI
LB$, FRéciDBffS , UN DOMESTIQUE. '
LE DÇMESTIQTJE.
* Vo\ci unç fettre que le domestique de madame
(montrant madame de Fonbreiue) vient d'apjjprter ^Ci. Ou dit
qu'elle est pressée.
MADAME DE FONB^lEUSE.
Une lettre ! ma chère, permettezrvous ?
• « ' • ' MADAME DE ^ALHOSE.
Copiment donc ! ♦
BtADAME DE CONTEUSE,
Ah ! la plaisante chose. Devinez de qui c'est?
ÉLISE
De uiadarap de.Saint-Ahge.
* MADAME DE FONBÏŒiJSE.
D'elle-même. ^^
MADAME DE VAÎROSE. '*'
Qlielque replâtrage.
MADAME DE ^(^MBREUSE. ^
Non. Il faut être juste; sa lettre a tous les caractères de la vérité;,... mais elle vient trop tard.
(Andome^qae.) Ditcs <|ue c*est bôD. H' n'y a pas de réponse. * ï
, (Le doneitiqne KMrt.)
MADAME DE YALKOSE.
Allons , ma pauvre Élise ^ il e^ clair que c*est positivement d« nousjqu'dh ne veut pas. Cest une préférence toute manifeste. ^
« MADAME DE FONBttEUSE.
Vous* pourriez vgus tromper , et nous aiiroz)^ été victimes du même malheur.
MADAME DE VALROSE, avec tine bumeur marquée.
Vous appelez malheur de ne pas aller dans une cohue de folles et d'étourdis. /
MADAME DE FOIVBREUSE.
Ce n'est pas cela cfue je veux dire.
MAD^ME^E VALROSE
Chez une femme dont on oe connaît ^as la fortune et qui fait une d^épense rididule.
MADAME DÉ f ONBÂEUIIE.
Elle a des biens assez considérable daus le Poitou.
MADAME DE VALROSE
Oui, «ù elle yivait cependant assez mesquinement.
MADAME D£«F0NBR£USE.
JElle fai^it j)eut-être des économies pour tenir à Paris l'état qu'elle tient aujourd'tui. ,
MADAME DE VALROSE
A cet âge-là, passer sa vie dans les bals !
, MADAME DE FONBREtlSE/
Elle a uiie fille à marier.
iOd LE BAL.
. VADÂMi; DE' VALBOSÈ.
C'est pçur cela qu'elle dissipe follement sa dot
Tenez , ma chère , i\e parlons phis d'elle , je vous
prie.
"Madame de fonbreuse. "*
Vous pren^ de l'humeur biéa n\aL à propos.* Si jevous lisais sa lettre
MADAME DE VALROSE.^
iejst crois d^une grande persuasion y mais je ne suis, pas curieuse d'en éprouver le charme.*
ÉLISE
A-t-elle une jolie écriture? ^ •
MADAME DE FOl^BREUSE, M donnant la rett^<^.
Vous pouvez lire.
ELISE, après avoir la. #
C'est justement ce dont je m'étais doutée. Un domestique ivre qui a égaré des lettres! .
MADAME DE VALROSE, avec dertsioa."
Le moyen n'est pas neuf; IJ me paraît que dans le Poitou on est encore bien arriére ^r ces choses -là.
MADAME DE FOr^BREUSE.
Je ne fais pas de doute que cène soit la vérité, et je me mets à la place d'une pauvre maîtresse de maison qui a fait beaucoup de préparatifs et^qui craint de n'avoir personne.
* MADAME DE VALROSE , avec eiagëration.
C'est une situation aïRfreuse.
MADAME DE FONBBEUSE.
Je Tai éprouvé une fois pour mon compte.