SCÈNE VIII
LES PBÉC£DENS, JULES DE SAINT-ANGE^ un domestique.
l DOMESTIQUE.
Monsieur de Saint-Ange.
MADAME DE VALROSE
Monsieur de Saint-Ange ! faites entrer.
(Le domestiquç sort.)
ÎU LE BAL.
Mesdames , je viens réparer une Culte involontaire, et <]ui noi;s a causé bien du souci. * * ■■
MADAME DE VALROSE
Monsieur, donnez-vous la pçine. de vous asseoir.
M. DB' SAiNT-ANGË. »
Ma mère a découvert ce matin qu'un domestique, qu'elle avait chargé de porter des billets d'invitation pour un bal qu'elle donne aujourd'hui, s'était pris de vin dans ses courses, et avait égaré une grande partie des billets. Nous avons passé toute la journée à en refaire d'autres; mais pour vous, mesdames, une double lettre n'aurait pas suffi, et ma mère a voulu que je vinsse moi-même chez vous pour l'excuser , et vous supplier de ne pas la punir d'un tort dans lequel elle n'est pour rien.
MADAME DE VALROSi;,
Monsieur Jules, je suis très-sensible à la p^^e'que vous avez bien voulu prendre , et l'attention de madame votre mère à mon égard me fait plus de plaisir que vous ne pouvez l'imaginer. Entre personnes destinées à se voir , et qui sont dans une position à ne pouvoir jamais se rendre de services essentiels , on ne peut tenir qu'aux procédés, et je vous avoue qu'il m'eût été pénible d'avoir quelque chose à reprocher à une famille telle que la vôtre.
M, DE «AINT-JLNGE.
Ma mère 9 madame, peut donc <x>mpter sur vous et sur mademoiselle pour ce soir?
MADAME lA: YALROSE.
H est bien tard & cette heure. Vous savez qu'il faut des préparatifs pour des fêtes comme celles que donne madame votre mère.