SCENE VT
^ MADAME DORIMON
SerreB*le plutôt jusqu'à ce que je sois installée; je vous le redemanderai. Qu'est-ce qu'elle a donc He»-' riette ?
M. DE VALCÉ.
On ne pourrait pas trop le dire; c'est une irritabilité nerveuse; la moindre chose lui fait impression.
MADAME DORIMON
^ C'est singulier ; c'était la santé même.
M. DORlMON.
Ne l'écoutez-vous pas un peu trop ?
M. DE VALCÉ.
Oh! mon Dieu, non; la pauvre enfant! Elle est bien malheureuse d'être comme^ elle est ; elle m'en demande pardon comme si c'était sa faute; mais un rien l'agite, et la moindre chose suffit pour lui causer une révolution.
M. DORIMON
Une révolution !
Hélas ! oui.
MADAME DORIMON
C'est inconcevable. Pouvons-nous la voir ?
M. DE VALCÉ.
Permettez-moi d'aller la prévenir.
M. DORIMOIf.
Elle est donc bien malade? Ne nous cachez rien, mon ami.
M. DE VALCÉ.
Soyez sans inquiétude.
iSù UNE REVOLUTIOiX.
MADAME DORIMON
Vos précautions sont effrayantes. Comment! la brévenir pour recevoir son père et sa mère !
M. DE VALCÉ.
Il ne lui faut rien d'impromptu.
MADAME DORIMON
Ce n'est pas de ma fille que vous me parlez ?
M, DE VALCÉ.
Pardon nez- moi.
MADAME DORIMON
Monsieur Dorimon , vous qui avez une teinture de médecine, comment nommez- vous cette maladie-là?
M. DORIMON
Il faut voir.
M. DE VALCÉ.
Je vais monter chez elle , et je reviens tout de suite.
( Il sort. ) >