SCENE IX
ï»h! beaucoup piou balle , extrêmement beaucoup piou balle L
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE , .bas àf Georgct.
Georget, mon petit Georget, m'étais-je trompée ? Est-il aimable !
TURLUPINI.
Quels yeux ! quelle bouche ! quel teint ! Voyons
vos dents. (Zephirine montre ses dents.) Parfait, pioUS
que parfait!... Vous santez, vous dansez, vous zouez de la harpe , du piano , de la guitare , de la flûte? Oui, oui, vous zouez de tout cela; ze le vois, mon cœur me le dit. Donnez-moi cette menotte.
(Elle lui donne sa main , qu'il serre fortement.) MADEMOISELLE ZÉPHIRINE, criant.
Aïe ! comme vous me serrez ; vous me faites mal.
TURLUPINI.
Ze voudrais vous en faire cent fois piou ; ze voudrais vous manzer, vous dévorer, vous...
Quelle pétulance, seigneur, y pcîisez-vous?
TURLUPINI.
La délicieuse union que nous allons faire ! Ze vous adorerai , vous m'adorerez , nous nous adorerons ... et puis nCJus sauterons , nous danserons.
'i^e LA SAPHO, ETC.
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE , avec ingénuité.
Est-ce là tout ce que nous ferons, signor ?
TURLUPINI.
Bast ! ce ne sont là que les bagatelles de la porte... Zou vous sourprendrai, zou vous éblouirai, zou veux vous donner la barlue... Ma, quel est ce garçon ? Est-il votre fils , votre frère, votre cousin? Quel qu'il soit, ma toute aimable , ordonnez-lui de sortir; sa présence m'iraportoune.
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE , avec effroi.
Georget, restez, au contraire. Juste ciel! seigneur, que voulez-vous de moi ? Vous me faites trembler. Ah ! grands dieux ! quel amour !
TURLUPINI.
Il est tel que vous devez l'inspirer. Oui , ma
sultane, ze vous adore. ( II tombe à ses pieds , et se relève aussitôt.) Et VOUS?
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE
En vérité, je ne sais que répondre.
TURLUPINl.
Quoi ! refuseriez-vous le seigneur Turloupini pour votre époux ?
MADEMOISELLE ZÉPHIRINE
Je ne dis pas cela.
TURLUPINl.
Que dites-vous donc? Parlez, répondez : vous me faites endurer mille martyres.