‹ Proverbes dramatiques (volume 4)Chapitre 205 sur 240 · HIPPOLYTE, SAINT-LÉGER · texte numérisé non relu

HIPPOLYTE, SAINT-LÉGER

SAIJVT-LÉGER , des pistolets à la main.

Hippolyte, VOUS voyez que je suis de parole, et que je n'ai pas oublié nos arrangemens.

HIPPOLYTE

C'est fort bien.

Mais, comme aujourd'hui tout doit être bizarre entre nous , nous allons nous battre absolument sans sujet ; car il.se trouve à présent que je partage entièrement vos opinions. Ne croyez pas au moins que ce soit un subterfuge; nouR nous battrons, c'est convenu; mais il est possible que je perde la vie , et je serais désolé que vous conservassiez l'idée que je meurs aussi endiablé des gens qui nous mènent, que je vous

3>5a LE DUEL.

l'avais paru tantôt. C'est que ce n'est plus cela du tout. Vous êtes étonné ; la raison en est toute simple : ils m'ont destitué.

HIPPOLYTE

Depuis quand?

SAIWT-LIÉGER. ♦

Pendant le temps que je perdais à les défendre ici. Cela m'a porté malheur.

HIPPOLYTE

C'est bien prompt.

SAINT-LÉGER

Il paraît qu'il en était question depuis plusieurs jours, s'il faut en croire la lettre que j'ai reçue.

HIPPOLYTE

Vous n'avez pas quelque espoir?

SAINT-LEGER, montrant les pistolets.

Voilà le seul qui me reste. Mon cher Hippolyte, nous ne sommes pas tellement ennemis que vous ne preniez bien encore quelque peu d'intérêt à moi. Eh bien, la vérité est que je ne sais ce que je vais devenir. Ah! qu'on fait de mal à la France avec ces déplacemeiis continuels ! .Tous ces messieurs à qui rien ne coûte pour se conserver dans leur position, devraient faire quelquefois réflexion à celles qu'ils dérangent si facilement. Une solliciteuse plus ennuyeuse

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