‹ Proverbes dramatiques (volume 4)Chapitre 239 sur 240 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

MA-DAME SEVERIN

Comment faut-il donc le nommer ?

EDOUARD , bas à Marine.

Demandez son nom à monsieur Maurice.

MARINE, bas i Maurice.

Comment s'appelle-t-il?

MAURICE , bas à Marine.

Azor.

MARINE, bas à Edouard.

Azor.

lÉDOUARD, haut, à madame Se vérin.

Azor.

MADAME SEVERIN

Va pour Azor... Mais il est beaucoup rajeuni.

EDOUARD

II n'a plus que deux ans.

MADAME SEVERIN

Il en avait treize! Et qu'un semblable

prodige se soit opéré chez moi, dans ma maison, SOUS mes yeux! Il y a des choses que l'on peut ne pas croire; mais celle là, je l'ai vue.... J'espère, monsieur, que vous ne nous quitterez pas si tôt.

EDOUARD

Après-demain, madame. Je ne reste absolument que pout être témoin du mariage de mes protégés.

MADAME SEVERIJN.

Et nous ferez-vous encore voir quelque chose d'extraordinaire ?

EDOUARD

Oui, madame: ce sera une union où l'intérêt n'entre pour rien, et que ces jeunes époux béniront dans vingt ans comme aujourd'hui.

MADAME SEVERIN, prenant Azor.

Je compte moins sur ce prodige que sur celui qui t'a rendu à ta maîtresse , mon pauvre Cadichon. Je l'appelle Cadichon; mais je m'en déshabituerai , quoique ce soit toujours bien Cadichon. Monsieur, je suis votre très-humble servante; et je vous prie de me compter au nombre de vos plus sincères admiratrices, (a part, en s'en allant.) Il ne faut point imiter l'ingratitude de la

sultane . ( Elle fait plusieurs re'vérences .)

( Elle sort. )

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