M. PARLA.V1DE
Louis Mengin et Catherine Friclot, l'un frère, l'autre camarade de la prévenue, étaient-ils de
complicité avec elle ? (Riant arec une sorte d'affectation. )
Un enfant de treize ans, l'autre de quatorze; quels complices!
M. BENIN
Bast ! messieurs, votons non par acclamation. m. 9
i3o LE JURY.
M. PONCTUEL
On ne peut pas voter par acclamation dans un jury.
M. BENIN
Je commence donc par dire non.
M. PRESSÉ
Oui.
M. PONCTUEL
Je me fais ce raisonnement. Le petit Mengin n'a que treize ans ; il ne doit pas sortir seul ; il n'est donc pas étonnant qu'on l'ait trouvé près de sa soeur, sans que pour cela on puisse induire qu'il y eût complicité entre eux. Quant à Catherine Friclot, comme il est prouvé qu'elle chantait, et qu'on n'a jamais entendu de complice chanter....
M. DURET
Quel raisonnement! Un enfant de treize ans , à la campagne, qui ne peut sortir qu'avec sa sœur! I^es bourgeois de Paris sont drôles; ils ne savent pas que , même dans nos faubourgs , les enfans courent les rues en venant au monde.
M. JOVIAL
Mais quant aux chants de mademoiselle Friclot, que répondrez- vous ?
M. DURET
Qu'elle cherchait à couvrir le bruit que faisait sa complice.