M. PARL AVIDE
Encore des quolibets! Monsieur, vous allez vous faire rappeler à l'ordre. Répondez oui ou non.
M. JOVIAL
Sérieusement, non.
M. PARL AVIDE, àM.Léveillë.
A VOUS , monsieur.
M. LÉVEILLÉ, se frottant les yeux.
Sérieusement, non.
î3a LE JURY.
M. INDÉCIS
Plonger un enfant de seize ans dans d'infâmes lieux de réclusion! Non.
M. DURET
Je dis oui.
LES QUATRE DERNIERS JURES, après s'être concertes quelque temps ensemble , se lèvent, et disent tous ensemble :
Non.
M. PARLAVIDE.
Messieurs, vous voici arrivés au terme de cette discussion. Quoique son objet fût de peu d'importance , vous avez généralement fait preuve d'une sagacité et d'un amour de la justice qui décèlent une réunion d'hommes probes et éclairés, appelés à porter leur jugement sur le sort d'un de leurs semblables. Je dis semblable aux yeux de la nature ; car la société ne reconnaît de similitude qu'entre ceux qui pro-" fessent les mêmes principes , soit en bien , soit en mal.
( Il reste assis , occupe' à transcrire les votes. Les jure's viennent sur le devant du théiltre, où ils se groupent.)
M. DURET, à demi voix.
Quel pathos!
M. BENIN , de même.
Pas un mot de religion ; les yeux de la nature !