‹ Proverbes dramatiques (volume 5)Chapitre 24 sur 232 · SCENE XV. m · texte numérisé non relu

SCENE XV. m

MADAME DE BERTHENAIS.

Dll tOUt, dll tOUt ; c'est violet. ( Au marchand. ) N'est-

ce pas, Monsieur?

LE MARCHAND

C'est ce que nous fournissons le plus habituellement à tous nosseigneurs les évêques et archevêques.

l'archevêque.

Pour joli , c'est joli ; je ne dis pas le contraire.

M. LOVEL

En peinture, ce sera très-avantageux.

l'archevêque.

Voilà qui est décisif. Si on me trouve trop coquet , ce sera votre faute, ma nièce.

MADAME DE BERTHENAIS.

Les dentelles , à présent.

l'archevêque.

M. Lovel , votre nièce vous tourmente-t-elle comme cela ?

m. lovel.

Elle a de commun avec Madame qu'elle aime beaucoup son oncle.

Alors montrez-moi vos dentelles, madame Dufour. Il faut bien faire quelque chose pour les personnes qui nous aiment. Dépliez cette étoffe, Lau-

4o LA MATINÉE D'UN PRÉLAT.

rent; Madame étendra ses dentelles dessus; j'en jugerai mieux, (il met ses lunettes. ) Il est sûr que mes vieux rockets jurent auprès de cela. Qu'en pensezvous, Laurent?

LAURENT

Monseigneur s'y connaît mieux que moi ; ce n'est pas mon état.

MADAME BOUVARD, à madame de Bertheuais.

Madame, voici un camail.

MADAME DE BERTHENAIS.

Bon. Laurent , vous allez l'essayer, et mon oncle conviendra que j'ai raison.

( Laurent revêt le camail.)

l'archevêque.

Je ne résisterai pas à l'évidence; c'est tout ce que je puis promettre.

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