GEORGETTE, JULES, LIONEL
JULES
Tiens ! c'est toi , Lionel ?
LIONEL
Oui, mon cher. Ne te trouvant pas chez toi, j'ai fait tant d'instances auprès de ton portier, qu'il a fini par se laisser arracher l'adresse de Madame.
JULES
Pas de mauvaises plaisanteries, Lionel.
i5Zj La GRISETTE.
LIONEL
Elle est logée comme une divinité ! Un peu haut ; mais l'Olympe n'était pas au rez-de-chaussée. Comme tout cela est bien tenu !
JULES
Qu'est-ce que tu avais à me dire ?
LIONEL
La suite de notre conversation d'hier, mon enfant. J'ai comme un remords de penser qu'avec le talent qu'on te reconnaît , tu ne fasses pas une meilleure figure dans le monde. Ah ! si je savais seulement l'orthographe !
JULES
Tu es fou.
LIONEL
Les raisons ne me manqueraient jamais; je n'ai pas d'opinions. Je tancerais ou je caresserais tour à tour les républicains, les carlistes, les vainqueurs de juillet; ceux qui veulent le passé, ceux qui espèrent dans l'avenir; je serais sévère ou tendre, suivant qu'on me le commanderait, et je roulerais sur l'or, et j'aurais une bonne voiture dans laquelle je promènerais mademoiselle Georgette.
(Il se frolte les mains. ) JULES , remarquant l'emltoi ras de Georgette.
Ne Pceoutez pas.