‹ Proverbes dramatiques (volume 5)Chapitre 87 sur 232 · GEORGETTE, JULES, LIONEL · texte numérisé non relu

GEORGETTE, JULES, LIONEL

JULES

Tiens ! c'est toi , Lionel ?

LIONEL

Oui, mon cher. Ne te trouvant pas chez toi, j'ai fait tant d'instances auprès de ton portier, qu'il a fini par se laisser arracher l'adresse de Madame.

JULES

Pas de mauvaises plaisanteries, Lionel.

i5Zj La GRISETTE.

LIONEL

Elle est logée comme une divinité ! Un peu haut ; mais l'Olympe n'était pas au rez-de-chaussée. Comme tout cela est bien tenu !

JULES

Qu'est-ce que tu avais à me dire ?

LIONEL

La suite de notre conversation d'hier, mon enfant. J'ai comme un remords de penser qu'avec le talent qu'on te reconnaît , tu ne fasses pas une meilleure figure dans le monde. Ah ! si je savais seulement l'orthographe !

JULES

Tu es fou.

LIONEL

Les raisons ne me manqueraient jamais; je n'ai pas d'opinions. Je tancerais ou je caresserais tour à tour les républicains, les carlistes, les vainqueurs de juillet; ceux qui veulent le passé, ceux qui espèrent dans l'avenir; je serais sévère ou tendre, suivant qu'on me le commanderait, et je roulerais sur l'or, et j'aurais une bonne voiture dans laquelle je promènerais mademoiselle Georgette.

(Il se frolte les mains. ) JULES , remarquant l'emltoi ras de Georgette.

Ne Pceoutez pas.

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