‹ Proverbes dramatiquesChapitre 182 sur 255 · SCENE VI. MI · texte numérisé non relu

SCENE VI. MI

LOUISE

Vous avez la fièvre , Raymond ? Que ne parliezvous? Je vais avertir ma tante.

RAYMOND

Pas encore, mademoiselle. (LaregarcUatfixèmeDL) Vous êtes donc bien pressée de me quitter ,' mademoiselle Louise? Il y a plus de six mois que je suis dans le même état ; il n'y a rien à y faire.

LOUISE

Raymond 9 vous me regardez toujours de même. Dussé-je vousVaire de la peine , je vous dirai que , quand on porte la robe que vous portez, on doit • s'observer davantage.

RAYMOND

Qu'est-ce que c'est que la robe que je porte? C'est une robe que je puis quitter demain. Je n'ai pas encore prononcé de vœux; non, mademoiselle, par bonheur, je n'ai ps^s encore prononcé de vœux.

LOUISE

Par bonheur ! dites-vous.

RAYMOND

Si je pouvais m'expliquer !

LOUISE

Ecoutez, Raymond, vous êtes le maître de faire ce que vous voudrez; mais je crois devoir vous dire une chose, quoiqu'elle soit encore assez secrète : Julien et mcrt , nous nous aimons depuis^

S4t LE SEMINAIUSTE.

long-temps; nous nous sommes même promis le mariage.

RAYMOND

Julien Mauduit , le fils du notaire , mon meilleur ami!

LOUISl^

Oui, Raymond. Ses parens ne demandent pas mieux ; mats nous sommes convenus de n'en parler à ma tante que le mois prochain , à cause d'arrangemens qu'on veut faire pour Julien.

RATMbND, «oi^Uant

Je n'ai rien à dire, mademoiselle; seulement^ j'aurais désiré être prévenu plus tôt.

LOUISE

Dame ! Raymond y je ne savais pas.....

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