SCENE XI
MADAME DUMONT
Mes amis, je suis très-poltronne en voiture; vos chemins sont détestables ; j'ai encore une heure ou deux à passer dans ce château; allez tous combler les plus mauvais pas qui se trouvent d'ici à Saint- Martin. Vous aurez du courage ; c'est pour moi que vous travaillerez, pour votre dame. ( Les payMw restent »ur
phce; madame Dnmont les congédie en leur faisant de petites salutations. ) AliCZ. (Ils ne bougent pas.) AlleZ. Jc u'ai pluS riCU à VOUS difc.
(A M. Jacob.) Est-ce qu'ils ne m'ont pas comprise?
M. JACOB
Vous avez peut-être parlé un peu trop vite pour eux. cBas k M. Lefranc.) Diable dc femme ! Comment allonsnous faire?
M. LEFRANC
Elle prend tout cela au sérieux.
MADAME DUMONT, an brigadier.
Vous devez connaître leur jargon, vous, monsieur le brigadier. Parlez-leur donc.
LE BRIGADIER
Oui, madame. (Aux paysans.) Qu'on me suive. Nous allons nous expliquer dehors.
( Le brigadier sort avec les paysans. ) M. LEFRANC, bas k M. Jacob,
Voyons à nous en tirer au meilleur marché possible. C'est un sacrifice indispensable.
(M. Lefranc et M. Jacob sortent. )
44 LES HOIVNEURS.