MADAME CARRÉ, MONSIEUR OU ROSNAY
MADAME CABRE
Madame de Crédicourt obsède cette pauvre enfant.
M. DU ROSNAY
Me voilà ici ; que voulez-vous me dire ?
MADAME CARRÉ
J'ai cru voir que vous ne vous amusiez pas des conversations que Ton vous tenait , et j'ai voulu vous en débarrasser.
M. DU ROSNAY
Vraiment, madame Carré, j'en suis très-reconnaissant; mais vous vous occuper trop de moi.
MADAME CARRÉ
Me suis*je trompée? Vous n'êtes pas fort, mousieur du Rosnay , vous avez besoin de ménagement. Je me suis déjà repentie vingt fois de vous avoir fait venir à cette soirée. N'est-ce pas qu'on vous impatientait ?
M. DU ROSNAY, riant maigre' lui.
Vous êtes bien la femme la plus....
MADAME CARRÉ
Dites tout ce que vous voudrez, ça m'est égal. £h ! mon Dieu, monsieur du Rosnay, on est trop heu* reux à notre âge d'avoir quelqu'un qui s'intéresse à nous. Pour peu que j'aie la moindre chose, vous faites une belle figure pussi. Ce pauvre monsieur
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An LA B09n»E MAMAIV.
Carré s'y entendait mieux que moi; il ne vous tourmentait pas tant; mais chacun a sa manière.
M. DU ROSNAY
On ne peut pas se fâcher contre vous.
MADAME CARBÉ.
Qu'est-ce qu'ils vous disaient donc?
M. DU ROSNAY
Je vous conterai cela.
MADAME CARRÉ
Le salon de ma fille a Tair d'une invasion d'étrangers; des comtes, des marquis, des baronnes, des vicomtesses.... Elle doit être enchantée, elle a toujours visé à cela.
M. DU ROSNAY
Il faut la laisser faire.
MADAME CARRÉ
Oui ; mais c'est que je crains qu'elle n'en soit déjà aux confidences avec tous ces nouveau-venus..
M. DU ROSNAY
3*ai cru m'en apercevoir aussi à quelques petites choses.
Quand je vous le disais. Je parie que c'est cela qui vous aura contrarié. Madame Dubreuil a tout plein d'esprit, mais elle est parfois un peu inconséquente. Un mot jeté en l'air ne lui paraît souvent qu'une gentillesse. Pour ces gens-là , qui doivent être aux écoutes par intérêt pour leur monsieur de Bretignac , on devrait prendre garde à tout.