‹ Proverbes dramatiquesChapitre 51 sur 255 · M. DRAVEL, MADEMOISELLE VERDIER , JOSEPH · texte numérisé non relu

M. DRAVEL, MADEMOISELLE VERDIER , JOSEPH

portant du bois.

MADEMOISELLE VERDIER, k Joseph.

Pose ton bois bien doucement pour ne pas faire trop de bruit. (AM.DraveL) Les domestiques sont si occupés, que je n'ai pas voulu les déranger. (Bas, en

se penchant à son oreUle. ) C'eSt lui. ( Haut k Joseph. ) MctS UDC bÙchc

dans le feu. (am. Dravei,k demi-voix.) Monsieur ne trouvet-il pas qu'il a une figure intéressante?

JOSEPH

Est-ce là tout ce qu'il y a pour votre service , mamzelle ?

MADEMOISELLE VERDIER , cherchant à le retenir.

Je ne sais pas. Qu'est-ce que tu pourrais faire? Tiens, range toujours le restant du bois dans ce coin-là. As- tu mangé quelque chose enfin?

JOSEPH

Non, mamzelle.

M. DRAYEL.

Est-ce que vous êtes malade, mon enfant?

MADEMOISELLE YERDIER, avec empressement.

Réponds à monsieur; n'aie pas peur.... 11 est si timide !.... Monsieur t'a demandé si tu étais malade.

JOSEPH

Il ne faut pas être malade , monsieur ; il faut tâcher d'avoir du courage.

MADEMOISELLE YERDIER.

Il veut dire....

M. DRAYEL^ rinterrompant.

Laissez-moi faire.

MADEMOISEI.LE YERDIER.

Oui , monsieur. ( a Joseph. ) Lève donc les yeux , Joseph. ( Bas k M. Dravei.) Monsieur voit-il les larmes dont je lui parlais? •

M. DRAYEL, k Joseph.

Vous avez l'air d'avoir du chagrin.

JOSEPH, soupirant.

Ah! monsieur, ça se passera.

M. DRAYEL.

Vous avez perdu de l'argent ? (Joseph regarde mademoiselle

Ycrdier. )

MADEMOISELLE YERDIER.

Parle comme si de rien n'était.

^ JOSEPH, pleurant.

Oui, monsieur; on m'a pris cent vingt francs,

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