M. DRAVEL, MADEMOISELLE VERDIER , JOSEPH
portant du bois.
MADEMOISELLE VERDIER, k Joseph.
Pose ton bois bien doucement pour ne pas faire trop de bruit. (AM.DraveL) Les domestiques sont si occupés, que je n'ai pas voulu les déranger. (Bas, en
se penchant à son oreUle. ) C'eSt lui. ( Haut k Joseph. ) MctS UDC bÙchc
dans le feu. (am. Dravei,k demi-voix.) Monsieur ne trouvet-il pas qu'il a une figure intéressante?
JOSEPH
Est-ce là tout ce qu'il y a pour votre service , mamzelle ?
MADEMOISELLE VERDIER , cherchant à le retenir.
Je ne sais pas. Qu'est-ce que tu pourrais faire? Tiens, range toujours le restant du bois dans ce coin-là. As- tu mangé quelque chose enfin?
JOSEPH
Non, mamzelle.
M. DRAYEL.
Est-ce que vous êtes malade, mon enfant?
MADEMOISELLE YERDIER, avec empressement.
Réponds à monsieur; n'aie pas peur.... 11 est si timide !.... Monsieur t'a demandé si tu étais malade.
JOSEPH
Il ne faut pas être malade , monsieur ; il faut tâcher d'avoir du courage.
MADEMOISELLE YERDIER.
Il veut dire....
M. DRAYEL^ rinterrompant.
Laissez-moi faire.
MADEMOISEI.LE YERDIER.
Oui , monsieur. ( a Joseph. ) Lève donc les yeux , Joseph. ( Bas k M. Dravei.) Monsieur voit-il les larmes dont je lui parlais? •
M. DRAYEL, k Joseph.
Vous avez l'air d'avoir du chagrin.
JOSEPH, soupirant.
Ah! monsieur, ça se passera.
M. DRAYEL.
Vous avez perdu de l'argent ? (Joseph regarde mademoiselle
Ycrdier. )
MADEMOISELLE YERDIER.
Parle comme si de rien n'était.
^ JOSEPH, pleurant.
Oui, monsieur; on m'a pris cent vingt francs,