SCENE VII
M. LÉGER
On en laisserait un peu plus à ceux à qui on le prend.
M. TASSIN
Je ne dis pas mon opinion ; mais je suis assez de cet avis-là.
MADAME LANOUE
Vous êtes des carJ)onari, des francs-maçons, des révolutionnaires qui prêchez les gouvernemens à bon marché pour aggraver la circulation.
M. TASSIN
C'est entraver que vous voulez dire.
MADAME LANOUE
Cela ne fait rien. Je suis forte là-dessus; c'est ce qui mettait le plus en fureur tous les amis de ma défan te maîtresse. De grands seigneurs, qui ont des places , ne font-ils pas plus de dépense que des boutiquiers, des industriels? Sont-ce des épiciers qui feront peindre des armoiries sur leurs voitures? Le luxe est nécessaire dans une grande monarchie; mais il faut qu'il n'y ait que ceux qui ont le droit d'en avoir qui en aient.
M. LÉGER
Tudieu ! madame Lanoue , comme vous dégoisez. Si les femmes de chambre de Paris sont toutes des commères comme vous, elles n'y vont pas de main morte.
MADAME LANOUE, à madame Léger.
Votre neveu a beau être jaune, madame Léger, je vous prie toujours de ne pas compter sur moi pour lui trouver une place.