MADAME T.0R
‘.'‘Vois donc comme cela me ferait juger dans le pays.
AGATHE
Madame voudrait ne faii’c que ses volontés, et que ses volontés fussent du goût de tout le monde ; ça . ne s’est jamais vu.
21 LE POrV(»in EIV QrEXOl’ILLE.
MADAME I/IRIOL. ^ *
Plus tard, je serai plus hardie.
AGATHE
Pas du tout; c’est dans les coinmenceinens qu’il . faut s’établir. Si madame reprenait Antoine, si elle ' renvoyait son beau-fils sans le voir, chacun serait * dans la crainte vis-à-vis d’elle.
MADAME lORIOL.
A quoi cela m’avancerait-il ? %
AGATHE. >
Si madame ne le comprend pas...
MADAME LURIOL
Non, pas encore; mais fais-Ie-moi comprendre.
AGATHE
Madame ne se soucie donc plus de ce pouvoir qu’elle a tant désiré?
MADAME LORIOL
Comment peux-tu me faire une pareille question? Qui est-ce qui ne se soucie pas du pouvoir? Au contraire, je l’aime ttint que je voudrais en abuser; mais c’est encore plus difficile qu’on ne croit. Je m’a-* perçois bien que depuis quelque jours les paysans détournent la tète du plus loin qu’ils me voient venir, afin de ne pas être obligés de me .saluer.
AGATHE
Pourquoi madame y fait-elle attention ? Kst-ce que madame tient à l’amour des pay.sans?